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Que font les banques françaises dans les paradis fiscaux ?

Publié le: 16-03-2016

D

ans un rapport inédit, fondé sur des données officielles, trois organisations non gouvernementales – le Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre solidaire – CCFD, Oxfam France et le Secours catholique-Caritas France – associées à la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires, un réseau anticorruption, livrent ce chiffre choc : à elles cinq, BNP Paribas, la Société générale, BPCE (Banque populaire-Caisse d’épargne), le Crédit agricole et le Crédit mutuel-CIC ont réalisé 5 milliards d’euros de bénéfices dans des pays à basse fiscalité en 2014.

Source: Oxfam – 16 mars 2016

 

Ikéa: Roi de l’optimisation fiscale

Publié le: 15-02-2016

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L

’offensive anti-évasion fiscale se poursuit à Bruxelles et à Strasbourg. Les eurodéputés écologistes dénoncent la «stratégie de planification fiscale agressive» du suédois Ikea, numéro 1 mondial de l’ameublement, dans un rapport d’enquête mis en ligne vendredi. Ce rapport, qui s’appuie sur des travaux antérieurs, montre notamment «comment l’entreprise multinationale suédoise s’est structurée pour soustraire à l’impôt plus d’un milliard d’euros ces six dernières années au détriment de divers États européens», selon les élus du groupe Verts-ALE (Alliance libérale écologiste) au Parlement européen. «Ikea a essentiellement utilisé des échappatoires fiscales qu’offrent les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg», écrivent-ils dans un communiqué. Une démonstration que le groupe politique a voulu la plus claire possible, en présentant son rapport sous la forme d’un manuel de montage… Ikea.

La réponse de Pierre Moscovici,commissaire aux affaires économiques et financières, qui botte élégamment en touche.

Rapport complet des Verts européens (en anglais)

Source: Europe Écologie au Parlement Européen – 12 février 2016

 

Une économie au service des 1 %

Publié le: 18-01-2016

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ntitulé « Une économie au service des 1 % », ce rapport montre que le patrimoine de la moitié la plus pauvre de la population mondiale s’est réduit de mille milliards de dollars depuis 2010. Cette baisse de 41 % s’est produite alors même que la population mondiale augmentait de 400 millions de personnes. Dans le même temps, le patrimoine des 62 premières fortunes mondiales a augmenté de plus de 500 milliards de dollars pour atteindre un total de 1 760 milliards. Le rapport montre également que les inégalités frappent les femmes de manière disproportionnée, avec seulement neuf femmes contre 53 hommes parmi ces grandes fortunes. Les dirigeant-e-s du monde parlent de plus en plus de la nécessité de lutter contre les inégalités et, en septembre dernier, ils se sont fixé l’objectif de les réduire. Pourtant, l’écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s’est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois. À la veille de la rencontre de Davos de l’an dernier, Oxfam avait prédit que les 1 % posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s’est en fait réalisée dès 2015 : un an plus tôt.

Source: Oxfam – 16 janvier 2016

 

Income Inequality

Publié le: 14-01-2016

The Gap between Rich and Poor

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es inégalités de revenus augmentent. Il y a 25 ans, le revenu moyen disponible des plus riches dans les pays de l’OCDE était 7 fois plus élevé que celui des plus pauvres; aujourd’hui il est presque 10 fois plus élevé.

Si l’on ajoute au revenu moyen disponible, d’autres formes de richesses comme les biens immobiliers, la situation est encore pire: en 2012 les 10 % les plus riches contrôlaient environ 50 % du total des biens immobiliers et le 1 % des plus riches en possédaient plus de 18 % alors que 40 % des plus pauvres n’en possédaient que 3 %.

Source: OCDE – 15 décembre 2015

 

Statistiques des recettes publiques (1965-2014)

Publié le: 04-12-2015

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n 2014, les recettes fiscales rapportées au PIB ont été en moyenne supérieures, dans les pays de l’OCDE, de 0.3 point de pourcentage au niveau d’avant la crise, soit 34.1 % en 2007 et elles ont dépassé le précédent record de 34.2 % enregistré en 2000. Les recettes moyennes tirées de l’imposition des bénéfices des sociétés ont reculé, passant de 3.6 % à 2.8 % du PIB pendant la même période. Ce repli a été compensé par une progression des cotisations de sécurité sociale portées de 8.5 % à 9.2 % du PIB et une augmentation, plus modeste, des recettes de TVA.

Cette édition des Statistiques des recettes publiques comporte également un chapitre spécialement consacré aux effets , de l’adoption du Système des comptes nationaux 2008 (SCN) sur le calcul des ratios des recettes fiscales rapportées au PIB.

Source: OCDE – 3 décembre 2015

 

Dernière mise à jour le 5mars 2016