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Actualité

La bataille des paradis fiscaux

Publié le: 13-12-2016

L

’organisation non-gouvernementale «Oxfam» dresse la liste des 15 «pires paradis fiscaux», à la tête de laquelle se trouvent les Bermudes. Quatre Etats de l’Union européenne y figurent également : les Pays-Bas qui occupent la troisième place, l’Irlande (6e), le Luxembourg (7e) et Chypre (10e). La Suisse occupe le quatrième rang, juste devant une autre grande place financière : Singapour. Si le Royaume-Uni ne figure pas en tant que tel dans le classement, quatre territoires de la couronne britannique en font partie, dont les deux premiers, les Bermudes et les Iles Caïman, suivis par Jersey (12e) et les Iles Vierges britanniques (15e). Ces pays encouragent les « pratiques les plus extrêmes d’évasion fiscale », souligne Oxfam, qui rappelle, par exemple, « les avantages fiscaux illégaux » accordés par l’Irlande à Apple qui ne paie que « 0,005 % d’impôts dans le pays ».

Source: Oxfam 12 décembre 2016

Résumé Analytique en Français Executive Summary en Anglais
 

Comment Zara fait son shopping fiscal

Publié le: 11-12-2016

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A

près Ikea et BASF, le groupe des Vert/ALE au Parlement européen met à jour les pratiques fiscales agressives d’Inditex, la maison mère de célèbres marques textiles comme Zara. Une enquête dont le résultat est édifiant : 585 millions d’euros d’impôts évités entre 2011 et 2014, en utilisant des techniques d’évitement de l’impôt sur les entreprises, en passant principalement par les Pays-Bas, l’Irlande et la Suisse. Vous ne connaissez peut-être pas Inditex, mais vous connaissez sûrement Zara, Massimo Duti et Pull&Bear – des marques détenues par Inditex. Cette étude s’intéresse au montage financier réalisé par ces marques dans le but de transférer artificiellement les profits dans des pays à faible taxation comme les Pays-Bas. Entre 2011 et 2014, ces montages financiers auraient fait perdre à la France 76 millions d’euros d’impôts.

Ce rapport illustre comment de grandes entreprises comme Inditex s’y prennent pour profiter des taux d’imposition les plus faibles et du manque d’harmonisation des systèmes fiscaux au niveau européen. Les entités du groupe Inditex qui enregistrent officiellement le plus de profits se trouvent étrangement dans les pays avec les systèmes fiscaux les plus avantageux…

Source: Les Verts – Alliance Libre Européenne – 8 décembre 2016

Rapport en anglais
 

Une vue mondiale de la dette

Publié le: 19-10-2016

J

usqu’à présent, un tableau complet de la dette mondiale faisait défaut. Pour la première fois, l’édition d’octobre 2016 du Moniteur des finances publiques a chiffré le volume de la dette pour pratiquement le monde entier. Et ce tableau n’est pas beau à voir. La dette mondiale atteint un record de 152 000 milliards de dollars, soit 225 % du PIB mondial (graphique 1). Près de 100 000 milliards de dollars, soit environ deux tiers, sont des engagements de sociétés non financières et de ménages, c’est à dire des dettes privées. Le reste, c’est de la dette publique soit environ 60 000 milliards de dollars.

Source: Fond Monétaire International (FMI) – Octobre 2016

Résumé Analytique en Français Executive Summary en Anglais Document complet
 

La dette mondiale des États: $60 000 milliards

Publié le: 11-09-2016

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T

oday’s visualization breaks down $59.7 trillion of world debt by country, as well as highlighting each country’s debt-to-GDP ratio using colour. The data comes from the IMF and only covers public government debt. It excludes the debt of country’s citizens and businesses, as well as unfunded liabilities which are not yet technically incurred yet. All figures are based on USD. The numbers that stand out the most, especially when comparing to the previous world economy graphic:

  • The United States constitutes 23.3% of the world economy but 29.1% of world debt. It’s debt-to-GDP ratio is 103.4% using IMF figures.
  • Japan makes up only 6.18% of total economic production, but has amounted 19.99% of global debt.
  • China, the world’s second largest economy (and largest by other measures), accounts for 13.9% of production. They only have 6.25% of world debt and a debt-to-GDP ratio of 39.4%.
  • 7 of the 15 countries with the most total debt are European. Together, excluding Russia, the European continent holds over 26% of total world debt. Combining the debt of the United States, Japan, and Europe together accounts for 75% of total global debt.

Who owns this debt ?

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Source: Visual Capitalist – 6 aout 2016

 

Trends in Family Wealth, 1989 to 2013

Publié le: 05-09-2016

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I

n 2013, aggregate family wealth in the United States was $67 trillion (or about four times the nation’s gross domestic product) and the median family (the one at the midpoint of the wealth distribution) held approximately $81,000, CBO estimates. For this analysis, CBO calculated that measure of wealth as a family’s assets minus its debt. CBO measured wealth as marketable wealth, which consists of assets that are easily tradable and that have value even after the death of their owner. Those assets include home equity, other real estate (net of real estate loans), financial securities, bank deposits, defined contribution pension accounts, and business equity. Debt is non mortgage debt, including credit card debt, auto loans, and student loans, for example.

Source: Congressional Budget Office (CBO) – 18 aout 2016

Rapport en anglais
 

Les revenus et le patrimoine des ménages

Publié le: 01-07-2016

C

e sont les plus modestes qui ont payé le plus lourd tribut à la crise ! Voilà le principal constat qui ressort de l’édition 2016 de l’enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) sur « Les revenus et le patrimoine des ménages », publiée ce mardi 28 juin. Pour n’être pas surprenants, les chiffres révélés par cette étude n’en sont pas moins alarmants : sur les cinq années étudiées, de 2008 à 2013, qui couvrent les années au cours desquelles la crise a le plus fortement fait sentir ses effets, le niveau de vie médian des Français a baissé de 0,2 % en moyenne par an, soit de 1,1 % au total, ce qui est « inédit » depuis que cette étude existe, c’est-à-dire 1996. Pour les 10 % des ménages les plus modestes, la baisse a même atteint 3,5 %. Autrement dit, la crise a très fortement creusé les inégalités. L’Institut détaille aussi les évolutions de la pauvreté en France, en évoquant une « aggravation inédite en France ».

Source: INSEE – 30 juin 2016

 

Dernière mise à jour le 11 décembre 2016